Postscriptum, Manue deux mois après avoir quitté le CPE Enfants Soleil…

Voilà déjà plus d’un mois que je suis rentrée à Marseille…

Après mon stage j’ai passé mes vacances à Montréal, où mon Mari nous à rejoint. Quel bonheur de le retrouver ! Nous avons agréablement partagé le temps des fêtes de Noel avec la famille de Julie. Puis nous sommes rentrés…

Début janvier j’ai retrouvé mes camarades de promo de retour de l’étranger. Nous avons passé trois semaines de cours toutes les cinq, les autres étudiants terminant leurs stages.

Notre retour a été organisé par notre responsable de promo, heureusement… C’est quelque chose que je n’avais absolument pas anticipé. Un moment très particulier riche en émotions, en échanges, difficile à décrire. Ceci nous a permis de revenir, de commencer à poser nos valises en petit comité.

l y a trois semaines j’ai retrouvé toute ma promo. Drôle de sensations…35h de cours dans un grand groupe. Un vrai plaisir de retrouver Sa Promo ! Un peu plus pénible qu’avant de rester concentrée.

Alors quelle sensations cela procure de rentrer ?

Rien ne sera comme avant et tant mieux !

J’ai eu énormément de mal à retrouver un rythme et à dormir convenablement la nuit.

J’ai du faire le deuil de mon stage au CPE. De la vie tranquille à Montréal. Du calme ambiant en stage, dans les rues, les transports…

Pendant environ un mois, j’ai été entre deux, physiquement ici mais en me replongeant souvent dans mes souvenirs de stage ou de vie là-bas. Contente d’être de retour mais nostalgique.

Je suis redevenue peu à peu de plus en plus…agacée. Ça a été une sensation très désagréable. Le bruit, les embouteillages, la paperasse. Mais, j’ai aussi beaucoup de plaisir à retrouver ma vie auprès de mon Mari, mes amis, la mer, le soleil…

Puis après j’ai commencé, peu à peu, à travers des discussions, les cours, mes lectures à repenser à la stagiaire que j’ai été là-bas pour donner du sens à mes actions.

J’étais dans un contexte, tout autre. Qui en plus n’a pas l’air si éloigné, Montréal, le Canada l’Amérique du Nord semble proche de l’Europe, la France et Marseille. Peu de gens perçoivent les différences, moi-même je les découvre peu à peu.

C’est enrichissant de réfléchir au contact des Autres, mais la confrontation n’est pas toujours très plaisante. Un énorme travail de distanciation s’offre à moi.

Je vérifie l’importance de contextualiser apprise l’année dernière. La mise en commun de nos expériences me permet de relativiser. Les événements ont la portée qu’on leur accorde et les pierres de nos actions (qui se veulent éducatives) se posent l’une après l’autre.

Je pense avoir gagné en sérénité, je me sens bien moins « submergée » par les événements qu’avant.  Ils arrivent, me bousculent encore un peu mais j’accueille tout ceci plus calmement.

J’ai appris à dire les choses, à exprimer ce que je ressens plutôt que de le ruminer dans mon coin.

J’apprécie les petits bonheurs de mon quotidien que je ne voyais même plus : mon Mari, la mer, le soleil, mes amis, les paroles d’une chanson, mes cours, discuter de ce qui m’anime ou juste écouter quelqu’un. Je ne vois plus tout ceci de la même manière, je mesure davantage la chance que j’ai.

J’ai perdu en capacité de concentration que ce soit en cours maintenant j’ai du mal à être attentive 35h par semaine, ou dans mon travail personnel.

Je ne suis pas la seule à avoir vécu une expérience enrichissante. Devenir EJE est en sois une vraie aventure à la fois très personnelle et partagée avec une « Promo ». Tout le monde à évoluée. C’est d’autant plus flagrant que j’ai été absente quatre mois. Je constate que nous avons, presque tous changés, qu’on est été en stage à l’étranger ou ici. Nos échanges sont riches.

Je ne saurais jamais comment j’aurais évoluée sans cette expérience. Au même titre que je ne mesure qu’une partie de ses bénéfices.

En ce milieu de formation je doute beaucoup. Cet état d’esprit est très contrasté par rapport à celui de mon stage. J’ai été réellement en action, vraiment confiante, peut-être un peu trop. Certainement au détriment d’une réflexion construite dans l’échange avec mes pairs, mes formateurs. J’ai agit toute seule dans mon coin. Aujourd’hui je m’interroge sur la pertinence de ce que j’ai mis en place dans mon groupe, en stage. Je me demande si mon critère d’évaluation : l’observation des enfants, était suffisant. Surement pas…

Réfléchir à mon stage au CPE, à postériori et dans un autre contexte, n’est vraiment pas un exercice facile pour moi.

Les clefs de compréhensions des apports de cette expérience se révèlent progressivement…

 

Je suis vraiment ravie de commencer un nouveau stage !

Publié dans : -Emmanuelle MORIN (Québec)- | le 14 février, 2011 |Pas de Commentaires »

Pour Manue

Je suis directrice pédagogique au CPE Enfants Soleil. J’ai eu le plaisir de préparer la venue Emmanuelle et de l’accueillir au sein de notre équipe. Son passage au CPE a été un vent de fraîcheur! Je peux dire qu’elle nous a apporté autant que nous lui avons transmis. Par ses observations et ses questions, elle nous a amené à réfléchir à nos actions…  Avec les années, la routine s’installe et parfois on oublie les raisons et les valeurs qui justifient nos interventions.

 

Par son implication, elle a aussi collaborer à instaurer une dynamique positive dans un groupe de tout-petits qui en avaient grand besoin. Emmanuelle est une fille dynamique qui a soif d’apprendre et d’expérimenter! Merci beaucoup Emmanuelle, tu vas vraiment nous manquer!

 

Karina M.

Publié dans : -Emmanuelle MORIN (Québec)- | le 13 décembre, 2010 |Pas de Commentaires »

La fin de mon stage au CPE Enfants Soleil…

La neige s’est invitée : en début de semaine 30 cm sont tombés en deux jours ! Un sacré Bazard ! C’est magnifique et tellement inattendu et inconnu pour moi que je l’ai pris avec le sourire. Ce n’est pas une tempête de neige qui allait me faire rater une minute de ma dernière semaine de stage, celle où on a tant de chose à boucler… Alors comme tout le monde je me suis adaptée. J’ai augmenté le nombre de couches de vêtements, prévu plus de temps de déplacement, renoncé à mes lunettes et mon mascara (quand il neige et vente ce n’est pas pratique). Quand on est organisé, 30 cm de neige « c’est pas pire » ! J’ai juste vu ça avec mon regard de novice face à la situation. La situation m’a amusée. Ceci dit je suis bien contente de rentrer bientôt, je ne serais certaine d’être capable de résister plus longtemps au Froid.

Grace à ceux de la promo avec lesquels j’ai échangé récemment, je me rends compte que je ne suis pas la seule à avoir pris du recul sur mes actions éducatives et à travailler de manière bien plus détendue que lors de notre premier stage DC2, ni à avoir une autre vision et d’autres relations avec les enfants et les équipes… Etant isolée dans mon coin, je me suis crue seule au monde ou en tout cas bien loin du reste de ma promo…D’où l’intérêt des regroupements ! Sortir de ma bulle me semble être la prochaine étape à franchir. Un peu d’aide me sera bien utile… Je pense que nous sommes tous en évolution, les joies de l’apprentissage ! De la diversité de nos stages naitra l’unicité de chacun d’entre nous mais globalement nous nous construisons sur le même schéma, à notre rythme. Je ne pense pas non plus que l’obtention du diplôme soit une finalité, mais juste une étape à franchir dans notre professionnalisation qui ne s’arrêtera jamais. Ici j’ai appris à accepter qu’en juin 2012 je ne serais pas un produit fini mais plutôt quelqu’un de perfectible.

 

La qualité et la convivialité existe aussi en France. Je voudrais insister sur le fait que personnellement j’avais, sans aucun doute, besoin de partir pour m’en rendre compte.

Les réflexions sur l’accueil de l’enfant en EAJE demeurent, selon moi, un peu plus abouties au Québec.

Depuis 150 ans l’accueil s’est construit ici sous l’angle pédagogique, alors qu’historiquement nous avons longtemps priorisés les aspects sanitaires.

Bien plus d’enfants de moins de 3 ans fréquentent un CPE au Québec qu’un EAJE en France. (10% versus 80%) Davantage de moyens ont été mis en place pour réfléchir à la manière de les accueillir. A ce propos je vous recommande la lecture de la grande enquête « Grandir en qualité » menée en 2003. Lors de mon stage j’ai pu observer les retombées des mesures prises conséquemment. Ceci démontre l’importance de l’évaluation qui, ici, a une autre image moins répressive. Une grande partie du programme éducatif s’appui sur cette enquête.

J’ai vraiment eu du plaisir à être ici et ceux qui m’ont accueillie aussi. J’ai compris hier que l’enrichissement a été mutuel même si le gros des bénéfices de l’expérience est pour moi.

Travailler avec les enfants m’a toujours plu, réfléchir en formation aussi mais j’ai trop longtemps vu mes relations avec les autres professionnels sous un mauvais angle que ce soit dans mon travail ou à l’école.

Aujourd’hui je me demande vraiment si prendre du plaisir à travailler avec les enfants, leurs familles et en  équipe va à l’encontre de la pédagogie. Pourquoi en France nous ne cultivons pas cela ? Qu’est-ce qui est dérangeant, pour nous, dans l’association travail, apprentissage, développement de l’enfant et plaisir ? Quels principes ou valeurs nous empêchent de la faire ? Je suis en quête d’une explication, de raisons qui m’échappent totalement.

J’ai vu ici que travailler avec plaisir cela ne va pas à l’encontre de la distance professionnelle. Car j’ai su avoir d’excellentes relations avec l’équipe sans toucher à la sphère intime de qui que ce soit. Compte tenu de mon éloignement de l’accueil chaleureux que j’ai reçu et de mon passif sur ces questions la situation aurait pu déraper. Même si l’équilibre peut-être compliqué à atteindre je pense que nous, français, avons renoncés à aimer travailler, à être authentique pour de mauvaises raisons.

Aussi, j’ai pu observer le bénéfice du fait de s’autoriser à « s’éclater » dans le développement de notre créativité et de celle des enfants, dans l’envie de travailler et dans l’image de nous qui en ressort.

Alors si avant les vacances vous avez des pistes, ou des explications abouties pour m’aider à réfléchir à cette question, je suis preneuse.

J’ai énormément appris en peu de temps. J’ai eu la chance d’être là où il fallait que je sois pour apprendre, de vivre LE stage qui me correspondait. Moi au CPE Enfants Soleil ça a « matché » pour reprendre une expression locale. J’ai vraiment « aimé ça ». Encore de belles rencontres ! Toute cette aventure n’est qu’une somme de circonstances heureuses.

Alors qui remercier ? Tous ceux qui m’ont accompagnée, et encouragée de près ou de loin ! Ceux qui m’ont permis de partir et ceux qui m’ont accueillie.

Ce n’est qu’une infime  partie de mon projet qui s’achève, j’ai vécu au CPE Enfants Soleil une expérience qui me suivra toute ma vie… J’accorde de l’importance à ce que je vais en faire… Je me questionne beaucoup à ce sujet…

Dans l’immédiat, je rentre avec une multitude de choses à raconter, des expériences à transmettre. Potentiellement je pourrais parler pendant des heures…mais ce n’est pas ce que je veux (je l’ai assez fait comme ça par le passé). Je veux partager mon expérience. Alors, à mon retour, dites moi ce qui vous intéresse et j’échangerai volontiers avec vous ! A nous de construire ensemble la suite de l’Aventure !

A plus long terme, auprès des enfants ma volonté de produire un travail de qualité ne change pas. Désormais pour l’avoir vécu, je sais que c’est possible. La qualité, le scepticisme en moins et la bonne humeur en plus, j’y crois : je suis bien plus confiante en l’avenir !

Je vous souhaite à tous d’excellentes Fêtes de fin d’année !

« La force d’un rêve n’a d’égal que sa réalisation. »

Les Fêtes approchent, il est temps de rêver, après ensemble nous réaliserons car tout n’est qu’une question de volonté.

-Fin de la première partie…-

Publié dans : -Emmanuelle MORIN (Québec)- | le 12 décembre, 2010 |Pas de Commentaires »

Une belle expérience qui se termine…

J’ai aimé la réaction des enfants lundi, quand je leur ai appris mon départ à la fin de la semaine: « tu vas prendre le train? » « Moured (Lauren) va partir en bus » … Certains se demandent qu’est ce que je peux bien faire en France, est ce que j’ai une maison, une famille. Ces enfants me donnent des leçons de vie chaque jour… La vie continue! Ce soir nous allons « fêter mon départ » dans une des maisons! Ici, les aurevoirs se terminent toujours en musique, en fête et en mangeant bien sûr! Il en a été de même quand j’ai dit aurevoir aux enfants du jardin d’enfants.
Je ne rentre pas dans les détails, je préfère profiter des derniers instants! Beslama ! Lauren

Publié dans : -Lauren BONEBEAU (Maroc)- | le 12 décembre, 2010 |Pas de Commentaires »

Mise à jour du 7 décembre

Nouvelles photos : album Russie

Publié dans : Non classé | le 7 décembre, 2010 |Pas de Commentaires »

Petit message à Manue !

Entre ses états ponctuels de marmotte canadienne en pyjama à pois, qui tente de se protéger des premiers refroidissements hivernaux, Manue n’hiberne pas lorsqu’il est question de son implication au CPE ou de tous ses nombreux projets de formation. Nous avons vu une Manue très engagée envers sa future profession et nous sommes contents de savoir qu’elle a bien aimé son expérience de stage en sol québécois. Bien qu’elle apportera avec elle un peu des pratiques québécoises de l’éducation à l’enfance en France, nous sommes assurés de son apport auprès des enfants, collègues et responsables de son milieu de stage. Elle a passé toutes ces semaines en y mettant son coeur et son énergie à apprendre, analyser, agir, comparer, apprécier ou questionner son vécu au CPE à ce qui se fait chez elle. Bravo Manue pour ton implication et nous sommes sûrs que le CPE Enfants-Soleil s’ennuyera de toi!
 
Nous manquerons aussi ta présence quotidienne à la maison. Malgré ce qu’implique de vivre à trois pendant trois mois, peu pourront se vanter d’avoir eu une si belle expérience de cohabitation. Comment ferons-nous lorsqu’il sera le temps de ne plus laisser traîner la vaisselle ? Qui pliera nos vêtements à l’équerre ? Comment parviendrons-nous à ne plus t’entendre pratiquer tes expressions anglophones prononcées à l’américaine ? Où Mini ira-t-elle se cacher maintenant ? Et puis, Maxi ne se fera plus appeler par son nouveau nom! Et le matin! qui fera la conversation dans la voiture sur le chemin du travail ? Qui nous préparera de bons Croque-Monsieur ou nous demandera si on avait prévu manger de la Poutine! Burger King va faire faillite, l’industrie de la Root Beer va tomberà plat !
 
Bon, seule chose à redire de ton passage chez nous: on a peut-être un peu plus remarqué le froid s’installer cette année, mais dans le fin fond des choses, qu’on soit français ou québécois, y fait frette au Québec et on gèle pareil, peu importe notre génétique…Sinon, rien d’autre à ajouter sauf deux histoires impliquant des bouteilles de parfum.
 
Bonne continuité dans tes projets et bon retour en France. Nous allons nous revoir bientôt car y’a des vols directs entre Montréal et Marseille! Noublie pas Manue: Tire s’a plug desfois ! 
 
Pour ceux qui aimerait pratiquer notre accent avant de faire leur tour che (j’ai bien écrit « che » et non « chez » nous), je vous réfère au site internet suivant :
http://bv.cdeacf.ca/bvdoc.php?no=24165&col=RA&format=htm&ver=old
 
Histoire de ben scraper vote français!!!!
 
Aurélien et Julie, tes amis et colocs du Québec!

Publié dans : Non classé | le 7 décembre, 2010 |Pas de Commentaires »

Mise à jour du 6 décembre

Nouvelles photos ajoutées : album Russie

Publié dans : Non classé | le 6 décembre, 2010 |Pas de Commentaires »

A l’aube de ma dernière semaine de stage à Montréal, comment conclure ?

Je l’ai dit dans mon projet je venais pour observer un travail de qualité et renouveler mes pratiques professionnelles. Je suis arrivée pleine de bonnes intentions mais sans trop savoir ce qui m’attendait…

Un stage sur mesure !

Je suis en immersion totale dans un bain de Qualité. Pour une fois je ne me sens pas du tout submergée par toutes mes découvertes, par l’inconnu mais plutôt comme un poisson dans l’eau : dans mon élément. Ici on m’a même appris à nager ! Après avoir admiré, je pratique…

J’ai appris à faire sans trop me poser de questions, juste ce qu’il faut. Sans doute que l’éloignement, l’inconnu, la découverte, la nouveauté m’ont ouvert l’esprit…

M’ouvrir aux autres m’a permis de me voir différemment. Ici la bienveillance est ambiante, en tant que stagiaire ceci m’épanouie pleinement et j’apprends.

Il est possible de travailler fort, dans une ambiance conviviale, joyeuse…

J’adhère totalement aux valeurs du CPE, aux savoirs faire et être des professionnels de l’équipe. Dans ces conditions il est, forcement, plus facile pour moi, d’oser agir, de tester mes idées et de poser des questions.

 

Estime de soi, créativité puis autonomie…

Finalement j’ai compris que ces notions s’imbriquent et forment un tout. Les conditions de mon stage étaient idéales pour le comprendre.

Ici j’ai mesurée la confiance qui m’a été offerte par l’équipe du CPE, par mes formateurs en France qui m’ont laissée partir et évoluer dans mon stage comme je le souhaitais. Et j’ai pu la transformer en action, je fais sans crainte d’être jugée, en étant encadrée exactement comme j’en ai besoin. Je suis à l’aise. Ce fut une énorme expérience : me faire confiance. Je suis bien plus calme et posée. Et tout est bien plus simple. Les conséquences dans mes relations avec les enfants sont énormes. Je leur fais confiance, et développe leur propre estime. Et eux aussi ont confiance en moi…Nous faisons  plein de choses ensemble, évoluer avec eux c’est vraiment le fun !

Je n’ai pas pris conscience de ça toute seule, j’ai été un peu aidée par l’échange suite à ma visite de stage qui m’a ouvert les yeux.

Confiance en soi et estime de soi me sont apparus comme indissociables. Aussi pour les développer chez l’enfant il me semble utile d’y penser pour nous professionnel.

Ma définition de la créativité à été enrichie depuis l’année dernière. Je pense qu’il n’y a pas de créativité sans un brin de folie…Les enfants qui nous voient essayer, proposer des activités inattendues, être créatifs, travailler avec plaisir vont alors à leur tour s’autoriser à tenter des expériences nouvelles pour eux (mais qui de notre point de vue d’adulte sont banales).

Pour laisser place à la créativité ne faut-il pas avant tout avoir confiance en soi, s’en sentir capable ? Et aussi évoluer dans une ambiance qui s’y prête. Je trouve qu’au CPE Enfants Soleil la créativité est comme une maladie contagieuse qui se répand d’un local à l’autre…

Pour moi, favoriser la créativité de l’enfant est comme l’accompagner vers son autonomie, ça se vie au quotidien ! Proposer une activité de temps en temps ne suffit pas. Les habiletés que les enfants acquièrent quotidiennement ne devraient-elles pas être aussi le résultat d’expériences, d’une multitude d’essais, d’erreurs qui aboutissent au bon geste, au bon comportement…issu donc de la créativité des enfants ?

Je ne pense pas que l’enfant devienne autonome seulement en mimant des actions mais aussi en se les appropriant, et en ayant confiance en lui.

En tant que stagiaire j’ai moi-même ressenti tout ceci pendant ce stage.

 

Une grosse angoisse

Mon retour approchant j’ai peur !

Peur de ne pas être à la hauteur de tout ce qui m’a été offert ici, de ce que je vais transmettre, dire et faire et de comment ceci va être perçue.

Voilà ce qui est affiché dans ma chambre chez Julie et Aurel, j’y suis pour rien s’était là quand je suis arrivée :

Entre ce que je pense,

Ce que je veux dire,

Ce que je dis,

Ce que vous voulez entendre,

Ce que vous entendez,

Ce que vous croyez comprendre et

Ce que vous comprenez,

Il y a au moins huit possibilité de ne pas se comprendre

Pas très optimiste mais assez réaliste… A Montréal j’ai bien réussi à comprendre les autres et me faire comprendre…c’est donc bien possible ! L’inverse : vous parler de mon expérience et la rendre intelligible devrait être réalisable…

Aussi j’ai peur de redevenir comme avant : une râleuse, hyper stressée, obsédée par des choses sans importance,  n’ayant le temps de ne rien faire convenablement et ne voyant pas tout ce qui m’arrive de plaisant dans la vie.

Tous les jours je vais et je rentre de stage avec le sourire, les journées passent très vite et rien n’altère ma bonne humeur, pourvu que ça dure…

La vie, les études et le travail d’EJE en France, à Marseille, aussi c’est le fun ! Donc mon retour va bien se passer, n’est ce-pas ?

En attendant il me reste une dernière semaine de stage à vivre pleinement. Rien de mieux pour penser à tout ça plus tard et profiter encore un peu de ce qui m’est proposé ici et maintenant.

A bientôt. Regardez bien autour de vous « le fun » nous entoure ;-) 

Publié dans : -Emmanuelle MORIN (Québec)- | le 6 décembre, 2010 |Pas de Commentaires »

Avant dernière semaine à Imzouren (Maroc)

Que les semaines passent vite… J’ai mis en place depuis un petit bout de temps maintenant un atelier lecture le soir pour tous les enfants de la maison où il n’y a plus de mère SOS. J’avoue que ça n’a pas était simple, toute une réflexion de méthodologie a du être mise en place. Au début, je mettais plus de temps à installer les enfants, ou à attendre le calme que de lire l’histoire. Pourtant, ils ne sont que deux par chambre! Mon objectif premier était de privilégier un moment en tout petit groupe (2) avec l’adulte. Il a été dur pour les deux plus grands d’apprendre à attendre leur tour: l’un d’eux venait toutes les deux minutes mettre la pagaille dans les chambres pour me le faire savoir! Aujourd’hui, avec le temps, beaucoup d’améliorations surtout grâce à une réflexion et des modifications faites souvent. Ce petit garçon entrouvre juste la porte pour voir si j’ai bientôt fini maintenant! Une sorte de rituel s’est mis en place. Je ressens que c’est ce dont ils ont besoin, eux qui ne font que changer d’assistante familiale: il n’y a aucune continuité depuis que leur mère SOS a été licenciée… Ma semaine a été très vite écourtée: jeudi midi, j’ai mangé des pattes de mouton qui ne sont pas passées du tout… Intoxication alimentaire! Et là, je suis couchée depuis jeudi après midi et aujourd’hui dimanche ça commence à peine à aller mieux… J’ai attrapé froid par dessus en plus! Enfin, je suis donc allée m’excuser auprès des enfants en leur expliquant que ne me sentant pas bien, je ne pourrai pas leur lire d’histoires les prochains jours. Ils n’ont pas été du tout affecté ce qui est rassurant, sachant que je pars dans une semaine…

D’ailleurs, les deux plus grands (7 et 8ans) m’ont demandé chaque jour si c’était le lendemain que j’allais partir… Malgré les explications, ils me posent toujours la question. Je pense demain créer un petit calendrier pour barrer les jours, ce sera peut être plus concret???

Je vis toujours mal les crachats qu’un enfant de 3ans peut m’envoyer lorsque je lui impose une limite. Les enfants sont très violents entre eux, en m’interposant dans une bagarre d’enfants de 5ans, je me suis pris une bonne pêche dans l’œil de cette petite fille qui se débattait, parce que je m’étais mise à leur hauteur. Enfin voilà ma vie quotidienne ici. Cela me permet de bien remettre mon autorité en question. Parce que les institutrices, elles, ne se prennent pas de coups. Mais nous n’avons peut être pas la même façon d’aborder les choses.

Lundi dernier j’ai donné mon troisième cours de français à des mères en difficulté. N’étant pas toutes du même niveau, et surtout n’étant pas prof, j’essaie de faire en sorte que ce soit juste un moment de détente, d’échanges et d’ouverture… Faire ça de façon ludique! Certaines en sont à apprendre l’alphabet, avec d’autres, j’ai créé un jeu de « mots cachés » avec des verbes, puis nous les avons conjugués au présent. La semaine d’avant nous avons aussi échangé recettes de cuisine françaises et marocaines! un grand moment!
Quelque chose d’étonnant pour moi: la religion ne permet pas d’adoption plénière des enfants! Ils peuvent aller en famille d’accueil, mais c’est tout. En plus, ici, c’est très mal vu les enfants abandonnés, ça sort de la famille traditionnelle… Je ne rentre pas dans les détails, j’en garde pour le retour!

Cette semaine risque d’être riche en émotions! J’espère vraiment que demain (lundi) je serai sur pattes (haha) parce qu’une grosse semaine m’attend… J’ai un peu préparé mon départ (dans ma tête, comment le verbaliser aux enfants…) Mais bon, je sais qu’ils me réservent des surprises, et que ça ne se passe jamais comme on l’avait prévu!!!
J’essaierai de prendre le temps vendredi soir, veille de départ, d’écrire, mais je ne promets rien! Sinon à lundi prochain, en France, à Marseille!

Publié dans : -Lauren BONEBEAU (Maroc)- | le 6 décembre, 2010 |Pas de Commentaires »

L’hiver en Russie

Ca y est, depuis la semaine dernière nous avons changé de décor…deux nouveaux invités sont arrivés : la neige et le froid. Les chapkas sont de sortie ! J’ai l’impression d’habiter dans une autre ville, je la trouve même plus belle enneigée ! Les enfants, après l’école, ne jouent plus au foot mais font des batailles de neige, de la luge sur des morceaux de carton. Les mamans ont des poussettes avec des roues spéciales pour leur bébé et sinon pour les enfants un peu plus grands, elles les tirent sur des genres de petits traîneaux en métal ou en bois. Vivre avec la neige, ce sont d’autres habitudes à prendre…mais je vous assure que les premiers jours, j’ai eu beaucoup de mal ! Il y a eu énormément de verglas dans la rue, on aurait dit une patinoire géante donc j’avais très peur de tomber et de me faire mal. J’ai fini par définitivement ranger mes bottes à talons compensés car impossible pour moi de marcher sur le verglas avec ! Pourtant, je vois des femmes en talons de 10cm, je ne sais pas comment elles font. Et j’ai vu encore des gens sans bonnet ou sans gants, je ne sais pas comment ils font, ce sont des surhommes !!! ou tout simplement une question d’habitude. La semaine dernière, il a fait jusqu’à -12°. Du coup, il me faut encore plus de temps pour me préparer à aller à l’orphelinat, le temps de mettre mes plusieurs couches de vêtements. Et le temps aussi d’y aller, car comme vous le savez, j’y vais à pied mais donc il me faut 10min de plus vu que je marche plus doucement, ce qui fait donc 40min (l’aller) ! Les gens, eux, marchent super vite, même sur le verglas ! Ils patinent comme avec des patins à glace. J’adore les regarder !

Aujourd’hui, j’ ai vécu une expérience assez inoubliable, il faut absolument que je vous raconte !!! Il a fait -17°, un vent très violent et la neige en même temps…je vous assure que je n’avais pas envie de sortir ! J’ai travaillé de 14h à 20h. Pour aller à l’orphelinat, je prends la décision d’y aller en tramway pour avoir le moins froid possible et éviter les plaques de verglas. Je me rends donc à l’arrêt et attends environ 20min debout sans bouger que mon tramway veuille bien arriver… J’ai bien cru que j’allais me congeler sur place !! je commençais à ne plus sentir mes doigts de pied et à avoir le visage glacial. Bon finalement, je suis arrivée saine et sauve sur mon lieu de stage. Moi qui suis frileuse, je ne vous dis pas comme je prends sur moi !

Le retour maintenant… Il est 20h, je quitte l’orphelinat et décide de rentrer à pied cette fois. Il fait nuit bien sûr (dès 15h30 d’ailleurs). Le vent est encore plus fort qu’à midi, il fait très froid et il neige encore. J’assiste à une belle et réelle tempête de neige !! Mais je me motive et m’encourage toute seule à rentrer jusqu’à chez moi à pied. Les rues sont désertes, j’ai l’impression d’être seule au monde ou d’être dans un rêve !!! Le vent est tellement violent que je ne peux pas ouvrir les yeux sinon la neige me rentre dedans, je vois donc à peine où je marche. J’ai le visage trempé, glacial, j’ai l’impression que je vais perdre mon nez ! Sur mon chemin, j’affronte verglas ou gros tas de neige donc je dois adapter ma marche en fonction. Parfois, je croise certains esquimaux comme moi, avec leur capuchon de fourrure sur la tête ; il ne manque que les pingouins et l’on se croirait réellement au Pôle Nord ! Au bout de 45 min de marche, me voila enfin arrivée saine et sauve chez moi…mais quel périple !! Moi qui voulais voir l’hiver en Russie, je suis servie mdr !

Bon, le chapitre météo est terminé. Passons maintenant au stage, chose qui vous intéresse certainement plus.

La semaine dernière, j’ai passé ma dernière semaine dans le groupe d’âge préscolaire car mes deux dernières semaines de stage, je les passe dans les groupes d’âge scolaire car je veux voir aussi comment ils vivent dans cette maison, ça m’intéresse beaucoup. La semaine dernière, j’ai donc continué à mettre en place des activités avec les enfants, encore une fois par petits groupes. Puis j’ai quand même voulu leur montrer les livres que j’avais amenés sur la France même s’ils ne comprennent pas ce que c’est. Je me suis dit qu’ils verraient au moins de belles images. En effet, j’ai été très contente du résultat. A ma grande surprise, ils ont été très curieux. Nous avons commenté les images, ils m’ont posé beaucoup de questions, et j’ai pu entendre des « oh c’est beau ! ».

J’ai encore pu entendre des paroles très dures envers les enfants et même parfois des gestes durs. Je suis contente, d’un côté, de ne plus travailler dans ce groupe car je commençais à être habituée à voir ça et à presque trouver ça normal. Je me rends compte qu’à force de travailler avec des personnes qui ont une autre culture, d’autres pratiques, petit à petit on s’adapte à elles même si on veut garder notre propre éthique et nos propres habitudes de travail. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre ? Par exemple, je me suis vue parfois parler de manière très sèche à certains enfants, puisqu’ils sont habitués à cela, et après de regretter ce que j’avais fait. Je vais devoir faire un gros travail sur moi lors de mon prochain stage en France afin de perdre toutes ces mauvaises habitudes. Néanmoins, j’ai pu aussi travailler avec une éducatrice qui est présente dans la structure depuis son ouverture et qui mène très bien son groupe sans forcément crier ou avoir de gestes violents et même parfois câline avec certains. Etant donné que les éducatrices ne travaillent jamais ensemble, c’est intéressant de voir la différence de méthode de travail de chacune. Et il y a une réelle différence !

Voici une journée type dans le groupe d’âge préscolaire :

7h30 : réveil tous ensemble, toilette et gymnastique

8h : petit déjeuner

8h45 à 9h : préparation pour les activités

9h : activité

10h30 à 11h : préparation pour la promenade

11h à 12h : promenade

12h à 12h30 : retour promenade, préparation au repas

12h30 : déjeuner

13h : préparation à la sieste

13h à 15h : sieste pour tout le monde

15h à 15h30 : goûter

15h30 à 16h : temps libre

16h : activité libre selon l’éducatrice et selon l’intérêt des enfants, promenade parfois

17h : 1er dîner

17h30 : jeux libres

19h : 2ème dîner

19h30 : jeux libres ou dessin animé

20h : toilette, les enfants se couchent tous ensemble

Par rapport au petit nouveau qui est arrivé la semaine dernière, je l’ai trouvé beaucoup moins bien qu’à ses débuts ici, surtout aux moments des repas. Il refusait régulièrement de manger. J’ai demandé à l’une des éducatrices si on lui avait expliqué pourquoi il était là et d’ailleurs même aux autres. Elle m’a répondu que non car ils étaient trop petits pour comprendre et que c’était mieux de leur dire que leur mère est très occupée, qu’elle travaille beaucoup que de leur dire qu’elle est alcoolique. Et elle m’a dit que pour ceux qui n’ont connu que les orphelinats, ça n’est pas la peine car ils n’ont connu que ça et ne peuvent pas faire la différence avec la vie à la maison avec papa et maman. Enfin, elle me dit qu’une fois qu’ils sont grands, ils savent pourquoi ils vivent là et connaissent leur passé. Même si je pense que ça peut être dur pour un jeune enfant de lui dire que sa mère est alcoolique ou l’a abandonné, il me semble nécessaire de lui expliquer pourquoi il vit dans un orphelinat avec d’autres mots, un peu plus doux. Selon moi, même un jeune enfant doit connaître la vérité sur sa vie, son passé pour qu’il puisse se construire convenablement.

Un jour, pendant que les enfants font la sieste, je discute avec l’une des étudiantes stagiaire comme moi, Julie. Elle me dit qu’elle a 21ans et qu’elle est mariée depuis 1mois et que la plupart des filles entre 20 et 25ans en Russie sont mariées et ont déjà au moins un enfant. Puis elle me dit que la majorité des filles pensent d’abord à fonder une famille avant de penser à leur carrière. Tout cela, je m’en étais un peu rendue compte. Ensuite, on discute de nos études respectives. Au bout de ses 5ans d’études d’éducateur spécialisé (elle est en 5ème année), elle passe aussi des examens comme nous, pour obtenir son diplôme. Julie me dit que la plupart des étudiants de sa formation, une fois le diplôme en poche, ne vont pas travailler dans les jardins d’enfants, les écoles, les orphelinats ou toute structure qui touche à leur formation car les salaires sont trop bas. C’est donc pour ça qu’il n’y a pas du tout de jeunes éducateurs à l’orphelinat. La majorité va travailler dans un tout autre domaine, où ils seront mieux payés. J’ai été très étonnée quand elle m’a dit ça. Tous les étudiants, qui ont réussi le concours d’entrée à l’institut de formation, ont leurs études gratuites pendant 5ans…ca fait râler hein !!! et en plus, ils ont une bourse tous les mois de 1000 roubles ! Enfin, je lui pose des questions sur elle plus précisément et notamment si elle aimerait travailler plus tard auprès d’enfants handicapés comme ici à l’orphelinat. Julie me répond que « non car avec eux, il faut attendre longtemps avant d’avoir un résultat, voir il n’y a jamais de résultat alors que les enfants « normaux » savent faire plus de choses »… Une discussion très intéressante !!

Vendredi, nous avons fêté la fête des mères, mais qui normalement a lieu le 27 novembre. Ce fut une très belle fête et un moment inoubliable, à jamais gravé dans mon cœur !!! J’ai filmé certains passages… Quand on m’a dit qu’il y avait la fête des mères je me suis demandé comment ca allait bien pouvoir se passer étant donné que les enfants n’ont plus leur mère… Cette fête était destinée pour les groupes d’âge scolaire mais finalement les enfants de 3/6 ans ont été invités à y assister. Il y a eu des poèmes, des petites scénettes jouées par les enfants eux-mêmes (ceux qui voulaient), des chansons et un concours entre deux équipes…je ne vous en dis pas plus, je garde ca pour mon retour ! Et moi, j’ai encore une fois participé en faisant une danse (un tango) puisque la première fois, les grands n’étaient pas présents. J’avais la pression…il y avait tous les enfants (grands et petits), leurs éducatrices, ma référente et autres membres du personnel…ca faisait beaucoup de monde ! Mais une fois que la musique a commençait, ça a été. Les couturières m’ont encore dégoté un beau costume rouge et noir. Après mon passage, on m’a bien félicité. Et après, une fois revenue dans mon groupe des 3/6ans, certains enfants m’ont dit que j’avais bien dansé, que j’étais très belle, il y en a même une qui m’a refait, c’était très rigolo ! Ce moment est très bien tombé car cela a permis de me faire connaître auprès de tous les enfants et éducateurs des groupes des grands étant donné que lundi, j’intègre l’un de leur groupe. Au moins, tout le monde sera prévenu cette fois !

Avant d’arriver à l’orphelinat, je savais qu’il y aurait des enfants handicapés mais je ne pensais pas qu’ils l’étaient en majorité. Et c’est vrai que j’appréhendais un peu ma réaction face à eux. En fait, on a plus peur de nous face au handicap que d’eux. Finalement, j’ai été très surprise de ma réaction, je ne les ai pas regardé différemment, ne les ai pas considéré différent des autres et j’ai même beaucoup apprécié travailler avec eux. Ce sont d’autres façons d’échanger et c’est un autre travail très enrichissant. Je me verrais même bien travailler plus tard avec des handicapés. Comme quoi, il faut essayer et se confronter à des nouvelles choses avant de partir qu’on n’aime pas.

Au niveau du personnel de la structure, il n’y a que des éducatrices et des « nounous » qui travaillent auprès des enfants dans les groupes. Il n’y a pas d’équivalent de CAP Petite Enfance ou d’auxiliaire de puériculture comme en France. Au moins c’est beaucoup plus simple ! Ensuite, il y a divers pédagogues qui interviennent auprès des enfants : psychologue, orthophoniste, prof de musique et de chant, prof d’arts plastiques et activités manuelles, et tout le personnel médical (médecin, infirmières). Il y a encore des membres du personnel dont je ne connais pas leur profession mais difficile ici d’avoir des infos…si je ne demande pas, personne ne m’explique et ma référente n’est pas très présente pour moi. C’est un peu la débrouille !

L’orphelinat « Merhemet » est classé en deuxième position par rapport à tous les orphelinats de Russie. Notamment car il doté de deux programmes : un programme « santé » et un programme « famille », qu’il n’y a que dans cet orphelinat. Je pourrai vous en dire plus à mon retour car encore une fois, on ne m’a pas vraiment expliqué en quoi cela consistait ou alors très rapidement en me disant des mots que je ne connaissais pas. Ma référente m’a donné les projets écrits (des pavés !) mais vu mon niveau de russe, je n’ai pas tout compris donc j’attends de rentrer en France et d’avoir mes dictionnaires pour bien traduire certaines notions complexes. C’est vrai que parfois mon russe est parfois assez faible quand il s’agit de parler le langage éducateur, ce qui est assez embêtant.

Ce week-end, je suis allée faire du ski de fond avec la cousine de ma mère dans la forêt. Un pur bonheur !!!! Moi qui n’en avais pas fait depuis longtemps, j’ai redécouvert le ski de fond et j’ai beaucoup aimé ça. En plus, au milieu d’un paysage magnifique…des grands arbres, la neige, un lac gelé…bref encore un moment inoubliable !

J’ai hâte de travailler auprès des grands et eux aussi ! Ils me demandent tout le temps « quand est ce que vous venez dans notre groupe ? » Ils ont l’air très intéressé. Le travail auprès d’eux va certainement être très différent mais donc enrichissant. Ca sera un plus pour moi. Je n’ai jamais travaillé auprès d’enfants de plus de 6 ans donc ça va être le baptême pour moi ! Je vais travailler la semaine prochaine dans l’un des groupes de grands et la semaine suivante (ma dernière semaine) dans un autre groupe. Ainsi, j’aurai pu voir comment ces enfants vivent dans cette maison, quel que soit leur âge.

 Plus le temps avance et plus je me rends compte de la chance que j’ai d’être ici ! J’ai l’impression de ne pas avoir assez profité et pourtant j’ai fait plein de choses. La fin du stage approche à grand pas…je profite de chaque instant qui m’est donné auprès des enfants. Je ne veux pas quitter leur maison car je m’y sens bien, j’ai l’impression, à présent, de faire partie de leur grande famille. Le départ et les au revoir vont être durs mais comme on dit, toutes les bonnes choses ont une fin !

Nous avons enfin acheté mon billet de train pour le retour… car il y aura des trains de Chelny donc super !! Je pars donc d’ici le lundi 13 à 7h et j’arrive à Moscou le mardi 14 à 5h du matin. Je passerai quelques jours à Moscou chez les même gens qui m’ont accueilli à l’aller, afin de mieux visiter la ville, avant de regagner définitivement la France.

Publié dans : -Sonia LECOMPTE (Russie)- | le 6 décembre, 2010 |Pas de Commentaires »
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